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Attention !

Avant de lire les notes que je fais sur les films que je vois et les bd que je lis, sachez que dans mes commentaires il m'arrive parfois de dévoiler les histoires et les intrigues. Ceci dit pour les comics, je n'en parle que quelques mois après leur publication, ce qui laisse le temps de les lire avant de lire mes chroniques.
Bon surf !

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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 22:41
Le film Le Scaphandre et le Papillon est l’adaptation par Julian Schnabel du livre du même nom de Jean-Dominique Bauby, qui raconte son histoire et le combat d’un homme dont l’esprit est littéralement enfermé dans son corps. Le livre avait beaucoup fait parler de lui, en grande partie du fait que son auteur, mort peu de temps après la sortie du livre, était atteint du « locked-in syndrome ».

 Jean-Dominique Bauby (Mathieu Amalric, tout simplement incroyable) est le rédacteur en chef du magazine féminin Elle. Entre déboires amoureux, un divorce, un père dépendant (l’inoxydable Max von Sydow) et un engagement professionnel de chaque instant, sa vie est très rythmée, et il est ce qu’on peut appeler un homme actif. Mais un accident cérébral va cruellement changer tout cela.

Mathieu Amalric et Max von Sydow : un fils qui s'occupe de son père dépendant
Du jour au lendemain, Jean-Dominique se réveille dans un lit d’hôpital sans trop savoir au départ ce qu’il y fait, atteint du locked-in syndrome, une pathologie grave et irréversible. Il réalise avec effroi qu’il a perdu à jamais tout contrôle de son corps, devenu une masse inerte sans même la possibilité de s’exprimer. Seul un œil encore répond à sa volonté. Plus aucun autre mouvement que celui de l’œil et de la paupière, plus de sens du toucher, plus d’expression par la parole. Il lui reste l’ouïe, un champ de visibilité très restreint et un esprit intact, pris au piège d’un corps-prison.
Effondré, détruit moralement et infiniment seul, Jean-Dominique va finir par se lancer dans la rédaction d’un livre-témoignage, un dernier acte de création alors qu’il n’a plus aucun contrôle sur lui et sur sa vie. Car Jean-Dominique perd progressivement le peu qu’il lui reste de liberté : le nerf optique décroît et il n’a aucun temps à perdre. Chaque nuit il va mentalement rédiger son livre, le mémoriser et le dicter le jour venu, lettre après lettre à l’une de ces soignantes (Marie-Josée Croze), par un système simple mais fastidieux de clignements d’œil.

Marie-Josée Croze dans le rôle de celle qui va redonner la parole à Jean-Dominique
Évidemment la situation de Jean-Dominique Bauby est horrible, d’autant plus lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie. L’auteur du livre (et personnage principal du film) a écrit sa propre histoire, sa propre condition, sa propre souffrance.
Le film nous présente sa vision des choses, le monde vu par son unique œil, ses pensées, son infini désespoir, sa solitude intense. Émotionnellement très forte, l’histoire racontée à la première personne évite cependant ce que je craignais avant d’aller voir le film. On ne tombe à aucun moment dans le larmoyant ou le pathos. Pourtant l’histoire aurait pu très facilement s’y prêter. Le scénario et la mise en scène ne jouent pas à tirer les larmes au spectateur, le film est  d’une sensibilité et d’une justesse rare, sans aucune exagération, sans aucun artifice facile.

Le thème est grave, l’histoire atroce mais le ton est sans concession. Privé de parole, Jean-Dominique n’est pas privé de pensée, c’est même tout ce qui lui reste. C’est en voix-off qu’on entend toutes ses réflexions intérieures, tous ses monologues avec lui-même, toutes ses réponses à ses interlocuteurs qui ne peuvent pas l’entendre.
Dans cet exercice, Mathieu Amalric parvient brillamment par sa seule voix à faire passer dans son jeu tous les sentiments et nuances que l’absence de jeu corporel lui interdit.
Les moments certainement les plus touchants et forts du film sont d’ailleurs portés par cette voix-off exceptionnelle, criante de vérité, déchirante de désespoir, de solitude, de tristesse, de cynisme mais d’une profonde humanité. Quoi de plus triste que cet homme qui ne peut crier son amour à celle qui fait vibrer son âme…

Mathieu Amalric et Emmanuelle Seigner, un amour plus fort que le silence ?
En grande partie filmé en caméra subjective le film n’est pas toujours « agréable » à regarder, car on est réellement placé dans la peau et dans l’inconfort de Jean-Dominique. Comme lui, on ne voit que d’un œil, comme lui on est impuissant sur tout ce qui nous entoure, on ne maîtrise ni lumière ni son, on ne peut pas répondre aux sollicitations, et cette sensation affreuse d’impuissance totale est si bien rendue que l’on peut s’en trouver mal à l’aise même en tant que simple spectateur.

Alors oui, le film est dur mais ne tombe jamais dans les excès.
L’interprétation est magistrale et le film touche par sa mise en scène chaque spectateur, car il nous place dans la peau du personnage, sa souffrance devient la nôtre.
Un film fort et poignant, dur à regarder, mais dont on sort grandi.

L'affiche du film.
Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Movie Maniac - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 09:57

« En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays, …je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. »

Mahmoud Ahmadinejad, président iranien, croyant, pratiquant et de bonne foi.
Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 11:07
Vendredi 14 septembre, le sénateur du Nebraska Ernie Chambers a déposé une plainte à l’encontre de Dieu en personne.
Le sénateur indique dans sa plainte qu’il a à plusieurs reprises tenté d’entrer en contact avec Dieu, sans succès. Il L’accuse entre autres d’avoir provoqué de « redoutables inondations, terribles tremblements de terre, pestes pestilentielles, horribles ouragans, terrifiantes tornades, sécheresses ravageuses, guerres génocidaires, malformations à la naissance, etc… » et demande en conséquence à la Cour d’émettre une injonction permanente à l’encontre de Dieu afin qu’Il cesse au plus vite ce genre d’actions néfastes.
Et puisque Dieu est omniscient, Il peut être jugé partout, y-compris au tribunal du comté de Douglas, Nebraska.

Bien sûr cette plainte n’est pas sérieuse, c’est la manière la plus pédagogique qu’a trouvée son dépositaire de dénoncer la dérive actuelle aux USA qui consiste à déposer plainte pour n’importe quoi contre n’importe qui (Frivolous Lawsuits).
Moi je crois plutôt que c’était la meilleure manière de faire parler de lui dans les médias… cela étant, sur le fond il n’a pas tort, il n’est pas blanc-bleu dans cette affaire le Créateur.

D’ailleurs il y a quelques mois déjà, une autre plainte (déboutée depuis) avait été déposée auprès du Tribunal de Timisoara en Roumanie à l’encontre de Dieu pour « escroquerie et abus de confiance ».

Pour celles et ceux qui voudraient mieux comprendre Dieu le Père, et pourquoi pas discuter avec Lui je vous donne ici l’adresse de son blog, ça peut toujours servir.
Par Stéph - Publié dans : Ces petites choses - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 13:35


« Bon dimanche, sous vos applaudissements… »

Jacques Martin, amuseur de génie du théâtre de l’Empire

Par Stéph - Publié dans : No Comment - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 15:05
Hier, mon amie de lycée Cécilia m’a raconté un rêve qu’elle a fait récemment, et je ne résiste pas à l’envie d’en faire une note ici… j’espère qu’elle ne m’en voudra pas et je l’assure que ça n’est ni méchant ni moqueur, c’est juste que ça m’a beaucoup amusé et que je voulais faire partager ça…

Alors voilà, mon amie a donc rêvé qu’elle était enceinte et qu’elle accouchait. Mais attention, Cécilia n’est pas personne à faire les choses à moitié… car dans son rêve elle accouchait ni plus ni moins que de sextuplés !
Rêve étonnant mais pas forcément désagréable jusqu’alors, les choses se sont vraiment gâtées lorsqu’elle a appris à la maternité l’identité du papa. D’aucune aurait rêvé faire un enfant à George Clooney ou Brad Pitt, quelque écervelée aurait jeté son dévolu sur Robbie Williams ou Julien de la Nouvelle Star… eh bien non, Cécilia elle, venait d’accoucher en songes de sextuplés dont le père n’était autre que Nicolas Sarkozy !
Irrésistible, n'est-ce-pas ?
Vous comprendrez qu’un tel rêve l’ait marquée, et je me demande si c’est suite à ce choc nocturne qu’elle a décidé de s’expatrier pour quelques mois à Lisbonne dès la semaine prochaine…

Bon voyage au Portugal Cécilia, reviens-nous vite avec plein de nouveaux rêves comme celui-ci !  ;o)

P.S. : chacun aura relevé la similitude de son prénom avec celui de la première dame de France, mais ne lui faites pas la remarque s’il-vous-plaît, sauf si vraiment vous tenez à l’énerver…
Par Stéph - Publié dans : Contributions - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 01:46
On continue avec  les beaux gosses du moment, plus moustachus les uns que les autres...  faites votre choix mesdames : Brad Pitt, Chris Evans, Christian Bale, Colin FarrellDavid Beckham, Eric "Docteur Glamour" Dane, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Timothy Olyphant, Jake Gyllenhaal, Orlando Bloom, Patrick "Docteur Mamour" Dempsey,  rien que ça !

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Mais n'enterrons pas pour autant leurs aînés Bruce Willis, Sean Penn, Nicolas Cage et Ian McShane ...


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Et puis il y a ceux qui quoi qu'il arrive, quel que soit leur âge ou leur look, ont toujours la grande classe... George Clooney,
Pierce Brosnan, Sir Sean Connery, Samuel Lee Jackson et Robert Downey Jr.

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Et puis pour finir, cet article n'aurait pas été complet sans le détenteur ultime de moustache, le champion toute catégorie, le grand, le magnifique, l'incontournable Thomas Magnum, ou si vous préférez Tom Selleck  :o)


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Et puis d'ailleurs, il  n'était pas seul dans sa série à en porter une de moustache...

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Bon alors, vous vous la laissez pousser quand votre moustache vous ?
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 01:01
Aujourd’hui place à ce petit accessoire typiquement masculin (quoique…) qui fait pourtant toute la différence quand on l’a… Je veux bien entendu parler de la moustache.
Parfois moquée, parfois admirée, la moustache ne passe en tout cas jamais inaperçue !

Alors je vais faire l’impasse pour une fois sur le poids des mots, pour me consacrer selon le slogan paris-matchien, au choc des photos. Et celles qui suivent sont garanties sans retouche…

Car oui, les plus grands, les plus beaux, les plus sexy et les plus talentueux portent ou ont porté un jour la moustache. Enjoy !


On commence par les grands anciens, mais indémodables, Clark Gable et Guy Williams, alias Don Diego de la Vega...
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On continue dans le vintage avec quelques stars des années 70 : Lee Majors, Peter Falk, David Soul et Paul Michael Glaser !
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Un petit tour par les monstres sacrés du septième art : Paul Newman, Jack Nicholson et Robert Redford
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Quelques stars des années 80 : Jeff Bridges, les excellents Richard Dreyfuss et Emilio Estevez, le broussailleux Kevin Costner et le génial Kevin Kline, alias Otto dans Un Poisson nommé Wanda
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La musique n'est pas en reste d'ailleurs : la preuve avec Freddy Mercury, George Michael, Lionel Richie et rien moins que les Beatles !!

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Une pincée de black attitude avec Eriq LaSalle, le docteur Benton en personne, et Eddy Murphy

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Un détour du côté des frenchies : Benoît Magimel, Romain Duris, François Cluzet et Vincent Lindon

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Les rigolos s'y mettent également : Matt Dillon, Greg Kinnear, Ben Stiller et l'inénarrable Borat

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(la suite est dans l'article suivant... bande de petits veinards !!)


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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 15:48
L’an dernier, le film de Guillaume Canet Ne le dis à Personne a eu un beau succès non seulement critique et professionnel (il a remporté bon nombre de récompenses prestigieuses), mais également public avec un score plus qu’honorable en terme d’entrées.
Le film est adapté d’un roman réputé comme étant le meilleur de son auteur Harlan Coben. Ne l’ayant pas vu lors de sa sortie en salles, je me suis dit que l’occasion était bonne de me plonger dans le bouquin que je ne connaissais absolument pas, avant de le voir en DVD ou sur Canal +.

Doublement bonne même, puisque je faisais d’une pierre deux coups : non seulement ça me permettait de lire un best-seller à la renommée excellente, mais en plus de cela je m’initiais ainsi à un genre littéraire que je n’avais quasiment jamais approché : le polar / thriller.
En effet, je me désespère de ne lire que si peu de romans au cours de l’année, et souvent je reste un peu cloisonné dans les mêmes genres, plutôt orientés S-F ou Fantastique la plupart du temps. D’où ma décision de me lancer dans la lecture de Ne le dis à Personne de Harlan Coben.

Le pitch de départ est, il est vrai, intriguant et donne envie d’en savoir plus.
 David Beck, un médecin d’une trentaine d’années a perdu sa femme Elisabeth, tragiquement assassinée huit ans auparavant. Mais voilà qu’il reçoit des mails anonymes, mails qui lui donnent tout lieu de penser que contre toute logique, Elisabeth est bel et bien vivante et cherche à entrer en contact avec lui. Mais elle est formelle dans ses messages : « Ne le dis à personne » est la condition impérative s’il veut un jour la revoir… C’est aussi à ce moment que la police suspecte à nouveau très sérieusement le docteur Beck d’avoir tué sa femme. David va devoir mener son enquête pour savoir si les mails qu’il reçoit sont un canular ou non, tout en étant à la fois dans le collimateur des inspecteurs du FBI et surveillé par deux mystérieux hommes qui ont tout l’air d’en savoir beaucoup sur son passé…

J’avoue que moi qui avais des petites réticences à lire un thriller, ce roman m’a un peu fait changer d’avis. Avec ces 430 pages en format poche, le récit est  fluide, bien mené, sans temps mort ni ellipse artificielle. L’histoire progresse vite, et le lecteur découvre petit à petit la vérité au fur et à mesure que le héros démêle le sac de nœuds dans lequel il s’est retrouvé bien malgré lui, jusqu’à un final plutôt réussi, qui donne toute sa cohérence au roman. L’action et la réflexion sont habilement entrelacées tout au cours du récit, et il n’est pas étonnant que cela ait donné un très bon film d’action à l’arrivée.
On ne s’identifie pas forcément au personnage principal mais on partage indéniablement son envie de découvrir la vérité, et ce bouquin a en tout cas cette qualité : il éveille, et parvient à maintenir tout du long, la curiosité du lecteur. Parmi les autres points forts du livre, il y a la galerie de personnages très charismatiques et bien écrits, des personnages qui donnent envie de mieux les connaître, ce qui est toujours bon signe pour une fiction, quel qu’en soit le genre. Au point d’ailleurs que j’ai un peu regretté de ne pas voir certains d’entre eux un peu plus développés, tels que l’homme de main Éric Wu, le caïd des rues Tyrese ou l’enquêteur du FBI Carlson. C’est d’autant plus dommage qu’on sent au détour de certains chapitres que l’auteur entame une description plus en profondeur de ses personnages-là, mais tout se passe comme s’il était pris par le temps ou comme s’il ne voulait pas dépasser un certain nombre de pages de peur de ralentir son roman. J’ai eu l’impression par moment qu’il s’arrêtait en plein élan, laissant un peu ses personnages les plus prometteurs en friche. J’aurais bien aimé en savoir plus sur l’asiatique Wu et l’obsessionnel Carlson par exemple, ils avaient un réel potentiel à être plus mis en avant.

Très bonne impression donc à la lecture de ce thriller, mais cela étant si je lui trouve bien des qualités, je ne dirais pas pour autant qu’il s’agisse là d’un roman incontournable. L’histoire est bien ficelée, on sent que l’auteur est à l’aise dans la mécanique du récit qui avance à coup de mystères et de révélations successifs, qu’il ne veut à aucun prix laisser le temps à ses lecteurs de s’ennuyer (tant mieux) quitte à passer un peu vite sur certains personnages (tant pis). Mais est-ce parce que finalement ce genre littéraire m’intéresse moins, toujours est-il que ce n’est pas un roman que j’ai eu du mal à lâcher pour aller me coucher. Pas non plus le genre à me faire relever la nuit pour connaître la suite. Un bon bouquin donc, intéressant et plaisant à lire, mais pas la révélation que de nombreuses critiques promettaient en quatrième de couverture.

Je le conseille toutefois, parce que l’intrigue est bonne, le livre est facile à lire, fluide et divertissant. Et le roman m’a donné encore un peu plus envie d’en voir l’adaptation, vivement que le film passe sur Canal…
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Par Stéph - Publié dans : Lire ou écrire ? - Communauté : Tout, rien, pas n'importe quoi
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 17:27
Notre nouveau Président est partout. Y compris dans les journaux people, puisque depuis l'ère Sarko, le Président est devenu un people au même titre que n'importe quel échappé de l'Île de la Tentation. Bon, en fin de compte il n'a pas tort, au nom de quoi Loana, Massimo Gargia, Steevy Boulay ou Greg le Millionnaire y auraient droit et pas lui ?
Donc en tant que people, les photos du Président Sarkozy pleuvent dans les journaux populaires, et ses dernières vacances tous frais payés par quelques riches amis de longue date n'échappent pas à la règle. C'est ainsi que Paris Match a publié les photos de notre Président en train de s'adonner aux joies du canoë en famille (et il a bien raison, c'est sympa le canoë).

Était-ce pour ne pas froisser l'image de sportif-jogger que Sarko a tant sué à mettre en place devant les caméras de TF1 on n'en sait rien, toujours est-il que les photos originales ont été quelque peu... retouchées. Oh rien de bien grave, seulement un petit ajustement de bouée de sauvetage en suivant le mode d'emploi "photoshop pour les nuls".
Évidemment cela n'a aucun intérêt et encore moins d'importance, mais ça m'a fait rigoler et je me suis dit que ça ferait un article amusant et qui me demanderait peu d'efforts (oui je suis avare en longues dissertations en ce moment). Donc n'y voyez rien de méchant, et surtout pas une attaque d'ordre politique.
Voilà, c'était tout pour aujourd'hui.


La photo avant retouche :

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La photo publiée dans Paris Match :

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Souquez ferme matelot !
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Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /Août /2007 10:24

7. Les femmes dans l’œuvre de Godard

 Il n'y a quasiment pas de femmes dans les premiers Norbert et Kari... (Années 1967-68 ; il y en avait peu dans la BD franco-belge de l'époque c'est vrai... Pilote compris). Ensuite, dans "L'île aux monstres" (qui est pourtant un plaidoyer pour le respect de la différence), elles sont -au même titre que les autres protagonistes ?- plus ou moins caricaturées... Et dans "Un empire sur pilotis", la jolie Polynésienne, Hannipépé-Anna, montre sa culotte à tout le monde... C'est une représentation un peu singulière de la femme quand même, non ?
CG : On m'accuse souvent de misogynie. Il y a même eu une journaliste féministe pour perdre son temps à le dénoncer dans un article extrêmement agressif à mon égard. Je trouve cette accusation grotesque. Pourquoi diable ne pourrait-on pas caricaturer les femmes ? Je suis à peu près persuadé que si on établissait des statistiques fiables pour comparer les abrutis dans les deux sexes, on en trouverait autant d'un côté que de l'autre. Mais ça, il ne faut pas le dire. Défendu. Impardonnable. Je viens de faire la démonstration que je suis misogyne. Enfin, pour les abruti(e)s dont je parlais plus haut, bien sûr.
Par contre, si on établissait le même genre de statistique pour comparer les tueurs en série dans les deux sexes, on en trouverait beaucoup plus chez les hommes.
Et les cuisinières lamentables beaucoup plus chez les femmes.
C'est un sujet globalement très délicat.

 Les femmes ne tiennent pas non plus une place privilégiée dans l'univers de Martin Milan (une grosse mémère dans "1000 ans pour une agonie", une furie dans "L'ange et le surdoué"...) ;  la seule qui ait comptée pour lui, nous raconte-t-il dans l'album "Il s’appelait Jérôme", est une Extra-Terrestre...
CG : Juste.
Je pense qu'on se comprend beaucoup mieux quand on ne parle pas la même langue.

 Chimeer/Musky/Muskie dans le Vagabond des Limbes, Belle dans Le Grand Manque, Ewane Nagowitch dans Une folie très ordinaire, Joan Kimberly dans Le Cybertueur, Little Annie Candy dans le Grand Scandale, les Ghlomettes dans les Chroniques du Temps de la Vallée des Ghlomes, Oki dans Oki, Souvenirs d’une Jeune Fille au Pair, Ariane dans Dédales… les jolies jeunes femmes parfois dévêtues ne manquent pas dans vos œuvres…
CG : Dans la vie non plus. Vous voyez bien…

 Encore une question concernant les femmes dans vos bandes dessinées... Dans Le Grand Manque, nous sommes en 347 après un grand conflit mondial, dans un monde dictatorial dominé par les femmes et dans lequel les hommes n'existent quasiment plus ; "Le grand manque" en question étant d'ordre... sexuel ! Au-delà de l'aspect fictionnel, c'est une vision assez particulière ; est-ce un fantasme, une crainte ??
CG : Ce n'est pas un fantasme. Encore moins une crainte. C'est la mise en équation de ce qui résulte des progrès de la science. On sait aujourd'hui se passer des hommes pour faire des enfants. En introduisant dans l'œuf à féconder une cellule judicieusement choisie. Ça, au moins, c'est un vrai progrès.
Je connais bien le genre masculin. Je ne le trouve pas très reluisant. Les femmes auraient tout intérêt à se passer des hommes, ce qui les conduiraient probablement à vivre entre femmes - et à faire des progrès en matière culinaire, d'ailleurs.


8. Les autres séries récentes

 Un autre dessinateur avec lequel vous avez un certain historique : Claude Plumail. Il avait déjà collaboré aux décors du Grand Manque, puis il y a eu la série Cybertueur, un chapitre de Une Folie très Ordinaire et à présent Dédales. Que pouvez-vous nous dire à son sujet ?
CG : Il a aussi oeuvré sur le Vagabond. C'est le seul type que je connaisse qui soit capable de dessiner la Tour Eiffel boulon par boulon. On a beaucoup travaillé ensemble, il a des possibilités considérables, et nous venons de produire en effet Dédales ensemble. Apparemment, l'accueil est excellent puisque le premier tirage semble annoncé comme étant épuisé deux mois à peine après sa sortie. Nous sommes en train de travailler sur le tome 2. Il a excellé sur le tome 1.

 Il s’agit encore une fois d’un thriller haletant. Vous mettez en scène le vrai Arsène Lupin, mélange une fois de plus d’authenticité et de fiction.
CG : Une petite précision. Il ne s'agit pas d'Arsène Lupin dont nous n'avons absolument pas les droits, mais d'un personnage qui est censé être, dans l'album, celui qui a inspiré Maurice Leblanc pour créer son personnage romanesque. 
Maurice Leblanc s'est effectivement inspiré d'un personnage authentique, d'après ce qu'il a déclaré, mais j'ai préféré ne pas savoir lequel.

 Combien de volumes prévus pour cette série ?
CG : Trois. Peut-être plus.

 Vous avez assuré le scénario et le dessin pour Les Nouvelles Aventures de la Jungle en Folie : c’était votre retour en tant qu’auteur complet, en 2005. Le challenge est-il gagné ?
CG : Voir sur le sujet ma réponse plus haut.

 Un mot en particulier sur Mic Delinx qui nous a quittés malheureusement il y a peu...?
CG : Idem.

 Vous avez eu un petit démêlé avec lui sur la série, à propos des droits...
CG : Idem.

 Oki avec Eric Juszezak aux dessins est une autre de vos séries qui commence à compter un certain nombre de tomes, une suite est-elle prévue prochainement ?
CG : Pas actuellement, à ma connaissance.

 Parallèlement à vos séries humoristiques, vous faites également des séries plus réalistes (souvent à l'ambiance assez dure...) ; Oki souvenirs d'une jeune fille au pair, chez Glénat, dénonce la collusion entre le monde des affaires et celui des yakuzas, la corruption d'un ministre des Affaires Etrangères, l'implication de la mafia russe dans la politique, le blanchiment d'argent par les jeux en Afrique, etc... Vous mettez en scène des personnages facilement reconnaissables...
CG : Oui. Je trouve la bande dessinée très peu impliquée dans les affaires du monde d'aujourd'hui. Bien sûr, il y a des exceptions (L'affaire corse, de Pétillon, par exemple, ou Marjane Satrapi, et quelques autres) Mais les auteurs ne semblent pas tellement s'intéresser à ce genre de sujets. On peut le comprendre. C'est un métier que l'on choisit davantage pour échapper à la réalité que pour s'y complaire en permanence.

 Cette série s'arrête cependant avec le 6ème album ; vous aviez encore des choses à y dire ?
CG : Ce sont des thèmes inépuisables. La série s'est arrêtée sur la décision de l'éditeur, et pas faute de sujet. C'est dommage car Eric Juszezak faisait un remarquable boulot, et le personnage de Oki était de plus en plus séduisant et vrai.

 Si l'on compare Oki et Le Cybertueur, toutes deux réalisées dans les années 90-2000 dans la collection "Bulle noire" de Glénat, elles ont toutes les deux un style assez "cinématographique" et une ambiance polar assez "glauque" (noire) ; dans les 2 cas, il s'agit d'une victime féminine qu'un flic protégera et qui tomberont amoureux l'un de l'autre... Une différence est que Oki passe d'une mésaventure à une autre, alors que Le Cybertueur raconte sur plusieurs albums la traque et les méfaits d'un même criminel...
CG : Mes récits ont toujours eu un style «cinématographique», me semble-il.
Ce qui est contestable, car à quoi bon avoir ce genre de «style » ailleurs qu'au cinéma ?
Cette constatation me met en face de mon propre positionnement : « Qu'est-ce que je fous là ? ». Je veux dire dans la B.D. Est-ce que, par hasard, je ne me serais pas trompé de porte, par hasard, je dis ?
Et pourquoi continuer, perdurer dans l'erreur avec ce foutu «style cinématographique» ?
Qui aurait l'idée d'avoir le style «majordome Grand Siècle» alors qu'il est serveur au Quick ? 
Ou genre maîtresse de Louis XIV quand elle est pétasse sur les grands boulevards ?
Bon. A part ce petit détail, je trouve que le format 46 pages est très court pour raconter une histoire et qu'il vous condamne à être superficiel, et terriblement allusif.
Il est autrement plus jouissif de s'exprimer sur une suite d'albums, bien sûr. Mais les contingences, que voulez-vous...

 L'aspect "glauque" et violent de ces bd dans la collection "Bulle noire" - voir aussi votre série Une folie très ordinaire - correspond-il à des critères commerciaux de l'éditeur ?
CG : Non. L'aspect glauque ne correspond qu'à mes propres tréfonds dans lesquels je ne descends que rarement, quand je reçois des amis, notamment.

 Toupet avec Blesteau, dans le journal de Spirou, est une série familiale... Que pouvez-vous nous en dire ? Comment est-elle née ?
CG : Sur la proposition de Van Hamme quand il était directeur général chez Dupuis, avec l'accord de Philippe Vandooren.

 Le succès a l'air d'être au rendez-vous avec déjà 18 albums chez Dupuis...
CG : Bé non. Enfin si. En fait, globalement, Albert Blesteau et moi, avec Toupet, j'ai fait les comptes, nous avons vendu plus de 600.000 albums, sans compter les traductions, les post-publications, et le reste.
C'est un score dont nous sommes très fiers. Mais les Editions Dupuis ont décidé d'arrêter la série, et nous ont rendu nos droits. Ce n'est pas une blague. Le dix-huitième sera le dernier chez Dupuis. 


9. Questions diverses

 Fort du succès du Vagabond des limbes, vous avez monté votre propre maison d'édition: "Le Vaisseau d'argent" il y a une vingtaine d’années... Pensez-vous être arrivés à un mauvais moment sur le marché de la BD ? Aujourd’hui les temps auraient-ils été plus favorables selon vous ? Comment jugez-vous l’évolution du marché de la BD en France ?
CG : Effectivement, nous ne sommes pas arrivés à un moment porteur avec le « Vaisseau d'Argent ». Nous avons accumulé les difficultés avec la crise pétrolière des années 1990-91, le changement de stratégie chez notre distributeur principal, celui des Presses de la Cité, et ma propre vision des choses (prendre au sérieux ce qui précède), car j'étais crevé. Mais nous avons volontairement mis la clef sous la porte. Nous avions 200.000 albums en stock. Il suffisait d'en solder une petite partie pour passer le cap douloureux. Nous n'avons pas voulu. Nous avons eu tort. Surtout moi. Car, aujourd'hui, c'est encore pire.

 Il n’existe pratiquement plus de prépublication des albums dans la presse. Comment jugez-vous ce changement par rapport à l’époque de Pilote ?
CG : Mortifère.

 Au cours de vos nombreuses séries, depuis les gags en une page jusqu’à la science-fiction en passant par le thriller, vous avez couvert un grand nombre de genres. Y en a-t-il un qui a votre préférence ? A contrario y en a-t-il qui ne vous inspirent pas ?
CG : Ç’a été un grand plaisir de me confronter à des genres différents. Le seul genre qui ne m'inspire pas trop, c'est celui qui consiste à raconter des histoires de ce type qui se colle au plafond.

 Beaucoup d’auteurs mettent des parcelles d’eux en leurs personnages favoris. Est-ce votre cas également ? Duquel de vos héros vous sentez vous le plus proche ? Martin Milan, Axle Munshine ? Lambert Lambert ? Al Jackson ?
CG : Hannipépé-Anna. Je me sens très proche. Tout proche.

 Julio Ribera m’a raconté que vous êtes une formidable « machine à idées ». Il parlait entre autre de votre manie de noter chaque petite idée qu’il vous vient sur un bout de papier, vous créant ainsi une « banque d’idées » dans laquelle vous allez piocher quand vous élaborez de nouveaux scénarios. Il me disait même que vous êtes du genre à vous lever en pleine nuit pour noter une idée qui vous est venue afin de ne pas la perdre en vous rendormant… alors réalité ou légende ?
CG : Julio raconte des bêtises. Il n'a pas la moindre idée de la façon dont je passe mes nuits, il n'a jamais assisté à aucune d'elles.
Il est vrai que, quand j'ai une idée, et le temps, je la développe pour ne pas la laisser partir en fumée. Et que je conserve mes notes.
Il est vrai que j'en avais un grand nombre (enfin, n'exagérons rien !) dans lequel j'allais éventuellement puiser. Mais c'est de moins en moins le cas, maintenant. Et, la nuit, je dors.

 L’inspiration ne semble pas vous faire défaut, mais vos BD sont très souvent également extrêmement documentées (par exemple La Bande à Bonnot, le Cybertueur ou le tout récent Dédales). Quelle part la documentation prend-elle dans votre masse de travail ?
CG : La documentation est une excellente base pour mettre en route l'inspiration. À une certaine époque, on faisait démarrer les voitures à la manivelle. La doc, c'est la manivelle.

 Vous deviez vous amuser en faisant Norbert et Kari ou encore La jungle en folie... Il y a plusieurs niveaux de lecture, des jeux de mots, etc. Comme chez Goscinny... Le Vagabond des Limbes et Martin Milan sont aussi des séries où la réalité est distordue… Quel(s) public(s) visiez-vous ou avez-vous touché(s)?...
CG : Je ne sais pas. Les gens qui me ressemblent, peut-être ? Je n'ai jamais écrit ou dessiné une  histoire en pensant à un public donné.
C'est la raison pour laquelle Uderzo vend à plusieurs millions d'exemplaires chaque nouveauté, J.K. Rowling plusieurs centaines de millions d'exemplaires… et moi pas.

 En se basant sur votre bibliographie, on peut raisonnablement vous qualifier d’auteur prolifique. Mais êtes-vous également un grand lecteur de BD ? En avez-vous seulement le temps ?
CG : Non. Je ne lis pas beaucoup de B.D. Par contre, je les regarde volontiers.

 Vous êtes un auteur reconnu et avez côtoyé les plus grands et participé à de nombreuses parutions mythiques telles que Vaillant, Pilote ou Le Journal de Tintin. Quelles ont été vos principales influences, quels sont les auteurs qui vous ont vous-même le plus marqué ?
CG : Franquin à mes débuts, comme tout le monde.
Gamin, j'étais un grand admirateur d'Uderzo. Aujourd'hui aussi, d'ailleurs.
Tillieux. Will. Alex Raymond (super). Greg (scénars). Van Hamme est très fort (très malin). Plein d'autres. J'aime beaucoup admirer.

 Seriez-vous tenté par l'adaptation de l'une ou l'autre de vos BD sur grand écran ? Je pense par exemple à Une Folie très Ordinaire qui ferait un thriller tout à fait passionnant...
CG : Qui dirait non à une telle perspective ? Bien sûr. On m'a souvent tourné autour, dans ce domaine, et je crois que je saurais faire. Mais, voilà... Très récemment, un producteur m'a commandé l'écriture d’un scénario, à partir d'un point de départ qui lui appartenait. Ce que j'ai fait. Ça devait se passer sur la planète Mars. Et c'était romantique. Mais à l'arrivée, c'était trop cher à monter pour un prod français.

 Dans Norbert et Kari ("Norbert et Kari au royaume d'Astap"), ainsi que dans Le Vagabond des limbes avec le personnage de Musky, vous exprimez le désir de rester enfant... le refus du monde des adultes...
CG : Non. Mais le refus de ressembler à des gens qui me font vomir, oui.

 L’Histoire de France en BD pour Larousse, l’histoire de Jules Bonnot dans La Bande à Bonnot, le personnage de Maurice Leblanc dans Dédales entre autres exemples… l’Histoire serait-elle une de vos passions ?
CG : Non. Je ne suis pas équipé pour. Il m'est arrivé de passer trois mois à la grande bibliothèque pour travailler sur un sujet historique. Il est toujours dans mes cartons. Si  jamais vous entendez parler de quelque chose...

 BD et politique font-elles bon ménage ? Il semble qu'il y ait un petit regain d'intérêt ces dernières années ? Que pensez-vous de séries comme Les coulisses du Pouvoir, De silence et de sang,  ou I.R.S. si vous les avez lues par exemple ?
CG : Delitte, c’est un bon. Desberg, ça tient bien la route. Quant à Corteggiani, c’est sûrement l’un des scénaristes français les plus costauds. Excellente énumération. C'est très intéressant. Je suis pour.

 J'ai vu sur votre site internet que vous envisagiez de rééditer Norbert et Kari sur CD-Rom... Que pensez-vous alors des nouvelles technologies par rapport à la Bande Dessinée ? Quel avenir commun leur voyez-vous ? Quelle importance peut prendre un site comme BDTheque dans ce paysage futur, selon vous ?
CG : Je pense que nous sommes arrivés à un tournant et que les nouvelles technologies en question risquent de bouleverser le paysage de la bande dessinée et le changer radicalement.
On peut assister à de nouvelles habitudes de lecture, qui prendront probablement pas mal de temps pour s'installer, mais les choses peuvent aller très vite, de nos jours, et prendre tout le monde de court. Je pense à l'I-Pod, par exemple, à la B.D. case par case, au téléchargement, etc.
Les anciennes habitudes vont persister, résister, mais la surproduction va faire le ménage, et les retours également.

 Vous écrivez également des romans et des pièces de théâtre...
CG : Oui. Bon.

 Vous vous faites rare en festival de BD. Avez-vous des séances de dédicaces prévues prochainement ? L’exercice vous plaît-il en tant qu’auteur ? Avez-vous besoin du contact avec le public pour avoir un retour sur votre travail ?
CG : Nous avons quelques séances de dédicaces de prévues avec Claude Plumail, pour Dédales, en effet. Je suis de moins en moins client, pour ce genre d'exercice. Dessiner en public a un côté très « exhibitionniste », ce que je ne suis pas du tout. Mais il est vrai que le contact avec les lecteurs et souvent très révélateur. Et je ne vois pas par quoi cela pourrait être remplacé.

 Sur votre site officiel vous évoquiez il y a quelques temps déjà certains de vos projets, dont 2 ébauches de séries : Les 7 Péchés Capitaux du Crime et Stan le Tagueur, ainsi qu’un film d’animation en 3D. Y a-t-il eu des avancées sur ces projets qui s’annoncent prometteurs à la lecture des synopsis que vous avez mis en ligne ?
CG : Les Sept péchés ont été sur le point d'être réalisés, mais une série utilisant le même mécanisme est apparue sur le marché, et finalement on a préféré s'abstenir. Stan le Tagueur est resté à l'état d'ébauche. Les producteurs du film d'animation 3D qui comptaient sur moi n'ont toujours pas réussi à réunir les capitaux nécessaires. Certains mettent dix ans ou plus à réaliser leurs projets. Alors...
Cette fois, je crois que vous avez épuisé votre sujet. Merci de votre intérêt.

 Christian Godard, merci.

Interview réalisée le 31 juillet 2007 par Spooky, avec les participations de François Boudet, klod, marcel, Marie M et Stéphane Hoegel et les encouragements de scuineld.

(retrouvez également l'intégralité de l'interview sur BDThèque)
Par Stéph - Publié dans : Pop Culture : Comics Story - Communauté : Fous de Bande-dessinée
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